[ Communiqué de France Jamet ] Projet de parc éolien Flottant dans la baie de Saint-Brieuc : L’État doit écouter les Pêcheurs et Envisager une Alternative !

Depuis 2011, les pêcheurs sont opposés au projet d’installation de 62 éoliennes en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), classée zone Natura 2000. Ils militent pour un projet alternatif qui utiliserait la houle pour produire de l’énergie selon un procédé plus respectueux de l’environnement, produisant plus d’énergie et moins cher, tout en étant compatible avec les activités de pêche.

Cette alternative serait d’autant plus appréciable qu’elle prévoit également d’impliquer les pêcheurs locaux, l’installation de moteurs à hydrogène sur les 300 bateaux de pêche de la baie, ou encore l’achat de 250 bus qui utiliseraient cette énergie sur le territoire. Notons qu’un prototype de parc flottant modulable producteur d’hydrogène par la houle a déjà été installé avec succès à la Rochelle par la société française Hace.

Rappelons que si le projet éolien est si décrié par tous les acteurs du territoire, c’est parce qu’il couvre 75km² d’un secteur de pêche où se trouve l’un des deux grands gisements de coquilles Saint-Jacques de la baie. L’installation seule des fondations de ces éoliennes géantes (700m³ de béton sont nécessaires pour planter un seul pylône, mesurant 200 m de haut et plongeant sous l’eau de 40 m) va provoquer un dérangement certain des fonds marins, sans compter l’enfouissement des raccordements électriques. Les trois ans de travaux annoncés risquent d’ailleurs d’altérer le milieu sur une zone bien plus large, quand les courants emporteront les débris soulevés par les chantiers de fixation des éoliennes.

Le Rassemblement National s’est toujours opposé aux éoliennes, marines ou terrestres. Il salue la force de proposition dont font preuve les pêcheurs de la baie de Saint-Brieuc et enjoint l’État à les écouter, afin qu’il considère ces nouvelles alternatives énergétiques.

[ Communiqué de France Jamet ] En pleine crise économique, L’Union Européenne se Préoccupe de sa Publicité…

Un très important rapport des commissions BUDG et ECON sur le Plan de relance de l’Union européenne, qui sera débattu à l’occasion de la prochaine plénière du Parlement européen, confirme une nouvelle fois à quel point l’oligarchie technocratique européiste est totalement hors sol.

Sous le titre « Information, communication et publicité », l’article 26 du texte précise que « Les destinataires de financements de l’Union » doivent faire « état de l’origine de ces derniers et en assur[er] la visibilité par un étiquetage visible de l’Union (en particulier lorsqu’il s’agit de promouvoir les actions et leurs résultats) en fournissant des informations ciblées, cohérentes, efficaces et proportionnées à divers groupes, notamment aux médias, aux réseaux sociaux et au grand public. » Et d’insister : « Les bénéficiaires de financements de l’Union assurent la visibilité des dépenses au titre de la facilité en présentant clairement les projets soutenus comme ‘Initiative de l’Union européenne pour la reprise’ ».

Au moment où des gens meurent par milliers et où l’économie est mise à bas de la manière la plus catastrophique et la plus inédite qui soit, le souci de Bruxelles de mettre des petits drapeaux européens partout apparaît comme singulièrement indécent.

Il est grand temps que les peuples européens reprennent leur destin en main contre cette « élite » déconnectée. Peut-être serait-ce l’occasion de leur rappeler que ces initiatives sont financées avec l’argent sortant bien évidemment de la poche de nos concitoyens.

[ Question Parlementaire ] Accords de Commerce avec le Royaume‑Uni: Composition du Tribunal D’arbitrage.

Question avec demande de réponse écrite  E-000345/2021
à la Commission
Article 138 du règlement intérieur
France Jamet (ID), Herve Juvin (ID), Hélène Laporte (ID), Julie Lechanteux (ID), Jean-François Jalkh (ID), André Rougé (ID), Jean-Paul Garraud (ID)

Signé le 24 décembre 2020, l’accord de commerce et de coopération entre le Royaume‑Uni et l’Union européenne donne naissance à un mécanisme d’arbitrage en théorie seul compétent(1) pour trancher les éventuels conflits. Un des principes fondamentaux de cet arbitrage doit être la neutralité.

À cette fin, il est dit que les arbitres qui composeront cet organisme ne doivent pas être affiliés à l’une ou l’autre partie, ni travailler pour elles, ni pour un gouvernement ou une organisation ayant un intérêt dans une éventuelle dispute entre les deux parties de l’accord(2).

Afin de prévenir tout risque de conflits d’intérêt et d’assurer une totale transparence, la Commission peut‑elle affirmer que la liste des personnes qui composeront le mécanisme d’arbitrage de l’accord de coopération sera rendue publique?

Soutiens(3)

(1) Partie VI, Titre I, article INST10.
(2) Partie VI, Titre I, article INST16
(3) Cette question est soutenue par d’autres députés que ses auteurs: Dominique Bilde (ID), Annika Bruna (ID)

[ Tribune de France Jamet ] Affaire Gamestop : un Scandale Financier dans L’air du temps.

Gamestop est une entreprise de vente au détail de jeux vidéo. Il y a quelques jours, sa capitalisation boursière s’élevait à 250 millions de dollars. Cependant, la profonde restructuration que connaît le secteur et la pandémie actuelle ont sévèrement entamé les perspectives de croissance de l’entreprise. Face à cet état de fait, de grands fonds d’investissement misent sur la baisse du cours de l’action, pratiquant ce qu’on appelle la vente à découvert.

Le principe est simple : vous empruntez une action que vous vendez au cours du marché, mais cette action, vous ne la possédez précisément pas. Il vous faudra donc la rendre. Si, entre le moment où vous l’empruntez pour la vendre et le moment où vous la rendez, le prix baisse, vous empochez la différence. Dans le cas contraire, vous payez.

Gamestop a été l’une des entreprises victimes de ce procédé de vente à découvert, aussi appelée « short ». Melvin Capital, fonds d’investissement ayant pignon sur rue à Wall Street, était particulièrement positionné en « short » sur l’action Gamestop. Ce qui ne devait être qu’une simple opération boursière quotidienne a cependant très vite tourné – pour eux – au cauchemar.

Sur Internet commence alors un mouvement de grande ampleur chez les amateurs de jeux vidéo désireux de sauver la marque. La machine s’emballe, ils sont des millions à faire des placements, parfois jusqu’à des dizaines de milliers de dollars. L’action s’envole et augmente de 1 600%. Conséquence immédiate d’un tel mouvement, les vendeurs à découvert – qui, rappelons-le, misent sur la baisse de l’action – se retrouvent les reins cassés et accusent des milliards de pertes. C’est ainsi que le fonds Melvin Capital comptabilise 5 milliards de perte avant d’être contraint de clôturer sa position vendeuse, et de s’endetter de 2,5 milliards afin d’éviter la faillite pure et simple. Sa cote chute de 53%. Pour couvrir les pertes, on en arrive à vendre les bijoux de famille : Apple a vu son cours chuter de 5%, Microsoft, Tesla et d’autres, tombent aussi.

Ce que l’observateur retient de cette affaire, c’est qu’une communauté bien organisée de quelques millions de personnes peut déclencher un cataclysme boursier, avec beaucoup plus de facilité que l’on ne pourrait le croire. Cela en dit long sur la profonde vulnérabilité des marchés financiers et des entreprises françaises… Qu’est-ce qui empêcherait en effet, dans le marché tel qu’il est actuellement (dé)régulé, des puissances hostiles – ou même des agents terroristes – de mener des raids financiers sur certaines entreprises françaises stratégiques pour en prendre le contrôle ?

Les plateformes de trading utilisées par les membres de la communauté Redit permettent, avec un contrôle minime, de se positionner sur n’importe quel marché, sur n’importe quel actif, partout dans le monde. Ce qui se voulait être un outil pratique pour faciliter l’accès à la bourse des particuliers pourrait aujourd’hui se transformer en arme financière massive, et marquerait ainsi l’avènement final du dogme de la liberté de mouvement du capital totalement affranchi des frontières et des États.

Le rôle de ces plateformes d’opérateurs de marché (trading) pose par ailleurs des problèmes similaires à ceux évoqués aujourd’hui lorsque l’on parle des capacités de censure des réseaux sociaux. En effet, face à la panique, la plateforme RobinHodd, utilisée par les activistes de l’opération Gamstop, a décidé unilatéralement de suspendre les échanges de l’action Gamestop sur son site, posant ainsi une question cruciale : jusqu’où va le « deux poids, deux mesures » lorsque l’on parle de marchés boursiers ? Au nom de quelle légitimité une plateforme suspend-elle arbitrairement les échanges d’un actif sur son site ?

La numérisation de la finance demande que l’on s’attaque avec sérieux à la régulation des marchés financiers dans l’optique de rendre à la bourse, comme à la banque, son véritable rôle : financer l’économie réelle et la croissance future.