[ Communiqué de France Jamet ] Accord avec le Mercosur : Macron mène notre Filière viande à L’abattoir.

Le 14 mai 2019

Bruxelles va accepter un accord de libre-échange avec les 4 pays du bloc sud-américain Mercosur (Brésil Argentine, Uruguay, Paraguay) au détriment des filières viandes de l’Union européenne. En effet, le ministre brésilien de l’agriculture, Lucas Ferras, déclarait le 8 mai, via l’agence Bloomberg : « La France (…) n’offre plus de blocage sur des concessions sensibles dans le secteur agricole pour ouvrir les frontières de l’UE aux produits sud-américains. »[1].

En discussion depuis 20 ans, la soudaine accélération dans ces négociations démontre bien la duplicité de la liste Macron-Loiseau qui prétend défendre nos filières et la santé des consommateurs, tandis que le gouvernement Macron-Philippe les sacrifie sur l’autel du libre-échangisme débridé !

Ces accords de libre-échange négociés par la Commission avec le monde entier soumettent nos filières à une concurrence déloyale, en déversant sur nos marchés toujours plus de produits ne répondant pas aux normes environnementales, sanitaires que nos producteurs français et européens respectent.

Plus forts et plus nombreux, nous continuerons de les défendre encore avec le localisme, un protectionnisme intelligent et en renégociant ces traités iniques.

[1] https://www.letelegramme.fr/economie/mercosur-la-filiere-viande-s-inquiete-d-un-possible-accord-13-05-2019-12282401.php#IuUol6tQurAbsZ48.99

[ Communiqué de France Jamet ] Négociation avec les USA : Impuissance de Macron.

Le 17 avril 2019

Ce 15 avril, le Conseil européen a donné l’autorisation à la Commission d’ouvrir des négociations avec les États-Unis.

Emmanuel Macron a échoué à défendre les intérêts français. Face à la crainte de Merkel de voir Trump taxer l’industrie automobile allemande, la voix de la France n’a pas été entendue.

Alors qu’on nous vend chaque jour qu’Emmanuel Macron a rendu sa place à la France en Europe, on voit ici qu’il n’en est rien et qu’il est incapable de défendre nos intérêts nationaux face à l’Allemagne et aux Etats-Unis.

La suprématie des intérêts allemands nous conduira à sacrifier sur l’autel du libre-échange. Ce que Macron ne veut et ne peut pas faire, seule une Europe des Nations et des Libertés peut encore l’imposer afin que les peuples soient entendus.

[ Midi Libre ] France Jamet : « Les Nations et les Peuples Doivent Reprendre la Main ».

France Jamet (Rassemblement national) dresse le bilan de son mandat en tant que députée européenne.
Quel bilan dressez-vous de ce mandat que vous avez pris en cours ?

Oui, en septembre 2017, après l’élection de Louis Aliot à l’Assemblée nationale. Je lui ai succédé. Mais je me suis intégrée dans une équipe déjà en route, donc je n’étais pas perdue. En ce qui concerne ma commission, le commerce international, j’ai pris la suite de Marine le Pen. Là, du travail avait été fait, c’était au sortir du Ceta (l’accord économique et commercial global, NDLR) et au moment du Tafta (le traité de libre-échange transatlantique, NDLR) que l’Europe essaie toujours de lancer avec les USA.

Sur l’expérience elle-même, à titre personnel…

On est au cœur de là où ça se passe. Car l’Europe impacte quotidiennement et régulièrement, de façon nocive, notre économie, notre environnement, la santé des consommateurs. On est dans le dur.

Je dis toujours que ce qui impacte votre quotidien a été décidé par l’Europe d’hier et ce qui est décidé par l’Europe aujourd’hui impactera votre quotidien demain. On fait face à une accumulation de normes, de contraintes. Plus la surtransposition des lois françaises par les bons élèves qui se sont succédé, dont Monsieur Macron qui en est un bon exemple.

Considérez-vous avoir pu peser, concrètement, sur certaines décisions ?

Oui, comme dernièrement, sur les négociations avec les USA que la Commission a voulu relancer. Nous nous sommes opposés, à plusieurs, et nous avons réussi à faire passer une résolution pour que l’agriculture ne fasse pas partie des négociations avec les USA. La volonté américaine était contraire, je crois que nous y sommes arrivés, avec plusieurs groupes.

Plusieurs eurodéputés expliquent qu’ils arrivent, dans l’intérêt de la France, à travailler, hors des clivages traditionnels, ensemble. Vous le ressentez aussi ?

Oui et non. Quand on présente des amendements, il y a un gros bloc, des LR (Les Républicains, NDLR), le plus souvent, pour ne pas voter nos amendements. Ce qui est assez pervers, c’est qu’ils représentent souvent les mêmes amendements. Heureusement qu’on est un peu plus intelligents, pour sortir de ces clivages quand ça va dans l’intérêt de la France.

Le problème de cette politique, c’est que quand on arrive à 80 % de consensus sur un rapport, on va arriver à le faire passer, mais le texte aura été complètement dénaturé. Mais les Français, il faut le dire, ont du mal à sortir de ces clivages. Ça se fait beaucoup plus facilement avec des députés européens étrangers qui ne sont pas dans les mêmes postures.

Relevez-vous parfois des contradictions entre vos positions au sein du RN et celles du groupe auquel vous appartenez au Parlement ?

Non, dans le groupe de l’Europe des nations et des libertés, on en discute auparavant, une majorité se dégage avant que l’on vote.

Vous n’avez pas de mots assez durs pour dénoncer une Europe « novice » mais vous appelez à voter pour élire des eurodéputés…

Ça, ça me sidère. On ne va pas donner les clés en disant : “Continuez, faites comme vous faites depuis 30 ou 40 ans”. L’échec de cette Union européenne est quand même celui du bilan des socialistes et de LR. Ils ont beau jeu de repartir en campagne sur le thème du changement…

Il n’est pas question que l’on laisse une chaise vide. D’autant plus que d’autres peuples se soulèvent et n’ont pas envie que ça continue ainsi. On veut des accords bilatéraux, plus de protectionnisme pour protéger nos filières, nos consommateurs, que la liberté et la souveraineté des nations et des peuples soient respectées. Ce n’est pas en s’en détournant et en s’en désintéressant que ça va changer.

Et en la quittant ? Au vu de sa position sur le Brexit, le RN se pose-t-il la question du Frexit ?

Non, ce qu’on veut, c’est l’inverse de ce qui se fait aujourd’hui. On veut une Europe des nations mais avec des partenaires européens, que les relations commerciales et autres soient choisies librement et que les peuples soient respectés.

Nous voulons des accords de juste échange. Qui demandent qu’on privilégie la proximité, la traçabilité, la qualité. Les nations et les peuples doivent reprendre la main, pas les lobbies, les multinationales.

Trouvez-vous des points positifs à la construction européenne ?

Ce qui est positif dans l’Europe, c’est tout ce qui nous a précédés, la civilisation elle-même, nos racines, notre identité, nos spécificités, où nous avons parfois excellé. Et l’excellence de la France s’est diluée, avec l’Europe à 25, 26, 27…

Lundi, Mateo Salvini a lancé le projet d’un regroupement, dans le prochain Parlement, de toutes les forces nationalistes. Marine Le Pen, contrairement à des leaders d’autres partis, était absente. Elle n’avait pas été invitée ?

Quelque chose vous a échappé. Ils s’étaient rencontrés, ils ont discuté, ils sont d’accord. Mateo Salvini est la preuve que l’on peut inverser les choses. Il est en train de faire le tour des autres nations européennes. Car au Parlement, il y a les libéraux d’un côté, ceux qui soutiennent l’UE qui nous étouffe, et les autres, avec qui une majorité est en train de se dessiner, de prospérer.

Vous voulez poursuivre comme députée européenne. Serez-vous en position éligible ?

Je ne sais pas. Le 15 avril, Marine présentera le programme, je pense que la liste sera présentée dans la foulée, le 17, je crois. Une place dans les 20 premiers sur la liste pour être sûr d’être élu ? Je pense qu’on peut avoir 25, 30 élus. Et pourquoi pas plus ? Nous sommes dans une bonne dynamique. On est dans le pragmatisme, le quotidien, et avec tout ce qui se passe aujourd’hui, nous avons toutes les raisons d’être optimistes.

VINCENT COSTE