[ Question Parlementaire ] Garantir le Respect du Principe de Protection dans L’accord Commercial UE-Mercosur.

Article 130 du règlement

Jacques Colombier (ENF), France Jamet (ENF), Georg Mayer (ENF), Franz Obermayr (ENF) et Matteo Salvini (ENF)

Selon Greenpeace Autriche[1], l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur menace non seulement certaines filières agricoles de l’Union, en particulier la production de viande, mais le principe de précaution pourrait, lui aussi, en pâtir.

  1. Quelles sont les évaluations et les études menées, à ce jour, pour évaluer l’incidence sur les producteurs de l’Union des quotas récemment négociés relatifs à la viande de bœuf? Quelles en sont les conclusions?
  2. Selon la source citée plus haut, le principe de précaution n’est pas pris en compte dans cet accord. Comment la Commission garantira‑t‑elle que cet élément essentiel pour la protection des consommateurs de l’Union soit néanmoins appliqué, et ce, dans le contexte des récents scandales autour de la viande au Brésil[2] qui ont ébranlé la confiance des consommateurs dans la qualité des viandes provenant d’Amérique du Sud?

[1]    https://www.ots.at/presseaussendung/OTS_20180219_OTS0006/greenpeace-eu-mercosur-abkommen-schadet-umwelt-und-bedroht-heimische-landwirtschaft

[2]    http://www.bbc.com/news/world-latin-america-40377203


Réponse de la Commission européenne:

Réponse donnée par Mme Malmström au nom de la Commission (18.4.2018)

Une étude réalisée en novembre 2016 par le Centre commun de recherche de la Commission a analysé les éventuelles répercussions cumulées de différents accords de libre-échange sur la production agricole de l’UE[1], en mettant l’accent sur les effets possibles d’ouvertures commerciales réalisées au moyen de réductions des droits de douane sans limite de volume. L’étude a confirmé la sensibilité du secteur de la viande de bœuf, entre autres, et les effets favorables attendus pour d’autres secteurs tels que les produits laitiers, la viande de porc ou le vin. C’est pourquoi certains produits sensibles, parmi lesquels la viande de bœuf, restent soumis à des mécanismes de libéralisation partielle tels que les contingents tarifaires. Les concessions de cette nature ont fait l’objet de modélisations détaillées dans l’étude réalisée en 2011 par le Centre commun de recherche de la Commission[2] présentée au Parlement européen la même année.

En ce qui concerne la protection de la santé des consommateurs, il convient de souligner que les normes élevées de l’UE en matière sanitaire et phytosanitaire (SPS) ne sont pas abaissées, puisqu’elles ne sont pas négociables. Tout produit soumis à ces normes SPS doit satisfaire aux conditions applicables dans l’UE en la matière pour que son importation dans l’UE soit autorisée. Ce principe général s’applique aux produits originaires de tous les pays, qu’ils aient ou non conclu un accord de libre-échange avec l’UE. Dans le contexte particulier de la négociation de l’UE avec le Mercosur, il convient de remarquer que le principe de précaution fait partie de la législation alimentaire générale (règlement (CE) n º178/2002) et qu’il est donc inclus dans le texte du chapitre sur les questions sanitaires et phytosanitaires en cours de négociation par les Parties.

[1]    http://publications.jrc.ec.europa.eu/repository/bitstream/JRC103602/lb-na-28206-en-n_full_report_final.pdf

[2]    http://publications.jrc.ec.europa.eu/repository/bitstream/JRC67394/ipts%20potential%20eu-mercosur%20free%20trade%20agreement%20v1(online).pdf

Voir aux pages 76 à 82 la modélisation de différents scénarios d’application de contingents tarifaires et leurs résultats.

France Jamet Invitée de la radio Divergence FM.

J’étais hier l’invitée de radio Divergence FM ( 93.9) pour revenir sur l’actualité française et internationale avec avec la réélection de Vladimir Poutine, les élections en Italie, le terrorisme islamiste, et mon activité au Parlement européen et au conseil régional d’Occitanie, ainsi que sur l’avenir du Front National.

France Jamet sur les Traités de Libre-échange.

📽La semaine dernière notre ami Edouard Ferrand nous quittait, nous poursuivrons son combat en faveur de nos agriculteurs, nos pécheurs, nos petits producteurs contre les traités de libre-échange et notamment le Mercosur, qui va couter des milliers d’emplois à la France !

[ Communiqué de Nicolas bay et France Jamet ] Accord UE-Mercosur : le Revirement D’Emmanuel Macron est un coup de Poignard pour nos Agriculteurs !

Le renoncement du président de la République au sujet de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays sud-américains du Mercosur constitue un véritable coup de poignard pour nos agriculteurs et nos éleveurs. En effet, Emmanuel Macron vient de demander à la Commission européenne d’accélérer le processus de négociation avec les pays du Mercosur pour arriver à un accord de libre-échange rapide. La trahison pour nos agriculteurs est double, car elle intervient juste au moment où l’UE a cédé face aux pressions des pays sud-américains et a accepté de hausser jusqu’à quelque 100 000 tonnes annuelles, l’importation de viande bovine issue d’élevages d’Amérique latine, tout en ouvrant un contingent pour le sucre qui s’ajouterait à celui concernant l’éthanol.

Le président Macron, habitué à jouer sur tous les tableaux sans vraiment afficher de position claire, est celui qui a demandé à la Commission européenne d’accélérer le processus de négociation pour arriver à un accord rapide. Le même Macron qui demandait, en octobre dernier lors des États généraux de l’alimentation, une « pause » dans les négociations…

Ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui seraient affectés selon les études des syndicats de professionnels, sans parler du risque sanitaire pour les consommateurs, puisque les bovins sud-américains sont essentiellement nourris à base d’OGM et que les éleveurs ont massivement recours aux antibiotiques. Tout cela pour satisfaire les multinationales et dans une logique hyper-productiviste et mercantile.

Depuis le début, seuls les élus du Front National au Parlement européen se sont mobilisés contre ces traités. Ils ont alerté les Français, ils ont voté contre ces mandats de négociation, ont dénoncé cette grave atteinte à la souveraineté économique des Nations et la concurrence déloyale qui en résulterait. À l’inverse des élus LR ou PS, qui n’ont constitué qu’une opposition de façade, nous proposions le retour à une politique agricole française et un protectionnisme intelligent, unique solution viable et efficace contre la logique du libre-échange sans-frontières.