[ Communiqué de presse ] Plan « West Med »: L’Union Européenne veut la mort de nos Pêcheurs en Méditerranée

Plan « West Med »: l’Union européenne veut la mort de nos pêcheurs en Méditerranée
Samedi 11 décembre, les chalutiers d’Occitanie organiseront des blocages dans les ports d’Agde, de Sète, du Grau-du-Roi et de Port-la-Nouvelle pour protester contre le plan de gestion européen « West Med », actuellement examiné en conseil des ministres à Bruxelles.
Décidé en 2019 par la Commission européenne dans l’objectif affiché de protéger les stocks de merlu et de rouget, soit seulement deux des 80 stocks les plus péchés en Méditerranée, ce plan de gestion prévoit une baisse drastique de l’effort général de pêche pour les chalutiers français, espagnols et italiens de Méditerranée. Les baisses de jours de sortie en mer annuels, déjà entamées l’an dernier, chuteront encore de 183 à 176 jours d’ici le mois prochain, et doivent atteindre 145 jours en 2026 (soit une baisse de 40% sur 5 ans).
Parallèlement, le seuil moyen de rentabilité de ces chalutiers est passé de 177 jours de sortie en mer à 209 jours par an en raison de la flambée des prix du carburant, dont le montant a doublé en un an.
Il s’agit donc d’un calcul impossible qui conduira vers le plan de sortie de flotte les trois quarts des 58 chalutiers français restants en Méditerranée, ce qui prouve que la Commission européenne et le gouvernement français aux ordres n’ont, dans le meilleur des cas, aucune idée des réalités de la pêche en Méditerranée, et dans le pire des cas, une volonté manifestement criminelle d’asphyxier financièrement nos pêcheurs.
Durant la commission de la pêche du Parlement européen qui s’est tenue cette semaine, France Jamet a qualifié ce plan de gestion de « véritable condamnation ».
« Si l’Union européenne persiste à les persécuter ainsi pour prévenir des phénomènes dont ils ne sont pas responsables, ils n’existeront bientôt plus », a-elle ajouté, avant de continuer : Pourtant, l’Ifremer comme d’autres instituts scientifiques, ont prouvé dès le tournant 2008, que la dégradation des mers et de la ressource halieutique provenaient d’une origine terrestre […] c’est aux pêcheurs à demander des dommages et intérêts à tous ceux qui ont pollué nos mers et détruit nos ressources et leur espace de travail ».
Député français et membre de la commission de la pêche du Parlement européen, France Jamet ainsi que les représentants du Rassemblement National de l’Hérault se rendront ce samedi à Sète pour manifester leur soutien à nos pêcheurs français aujourd’hui en grave péril.

[ Communiqué de presse ] Face au Pacte Vert de Bruxelles, Protégeons nos Emplois !

Face au Pacte Vert de Bruxelles, protégeons nos emplois !

La mutation à marche forcée de notre industrie automobile, sous la pression idéologique des écologistes, frappe de plein fouet la région Occitanie et plus particulièrement l’Aveyron.

Comme l’affirme à juste titre le président du Conseil économique social, environnemental et régional (Ceser), Jean-Louis Chauzy, nous payons aujourd’hui l’imposture écolo-bobo qui vise à diaboliser le diesel, qui font fi des milliers d’emplois qui seront sacrifiés sur l’autel des lubies délirantes du « Pacte Vert » financé par Bruxelles.

La liquidation de la fonderie Sam à Viviez, qui fait suite à la crise sociale de Bosch à Rodez, où l’équipementier automobile a bien failli fermer, intervient dans ce contexte de crise industrielle générée par l’euromondialisme mortifère. Cette politique de désindustrialisation et de paupérisation de notre pays est parfaitement assumée par les eurocrates et acceptée par les exécutifs nationaux et régionaux de droite comme de gauche

Les salariés de ce qui reste de nos industries nationales savent qu’ils ne peuvent pas compter sur un État Macron dépourvu de la moindre volonté pour les défendre, par idéologie bruxelloise et lâcheté intellectuelle

C’est en mettant en place un État stratège et souverain, comme nous le défendons au Parlement européen et comme le fera Marine Le Pen en 2022, que nous serons en mesure de protéger nos industries, nos emplois et notre compétitivité

[ Communiqué de France Jamet ] Réduction des Flottes de pêche Françaises : le Fatalisme du Ministre de la pêche est Révoltant !

Réduction des flottes de pêche françaises : le fatalisme du ministre de la pêche est révoltant !

À Saint-Pol-de-Léon, en Bretagne, s’ouvrait ce matin l’édition 2021 des Assises de la pêche et des produits de la mer avec, en préambule, un discours de Madame Annick Girardin, ministre de la Mer.

Présente à cet évènement pour écouter et soutenir les acteurs de la filière française de la pêche et de l’aquaculture, j’ai entendu, effarée, le fatalisme désinvolte de cette dernière concernant le sort réservé aux nombreuses flottilles qui ne résisteront pas aux nouvelles baisses de quotas imposées par l’Union européenne.

Ainsi, en Méditerranée, l’effort de pêche devra encore baisser de 40% d’ici 2025. Ceci condamnera inévitablement les nombreux chalutiers déjà immobilisés par les précédentes baisses de quotas et la hausse faramineuse des prix des carburants.

Moins de bateaux, plus de quotas, moins de territoires, plus de réglementations : telles sont les mesures à venir égrenées par le ministre. Aux pêcheurs soucieux de vivre de leur métier et de la pérennité de leurs filières, son maître mot : « Adaptez-vous ! ».

Après avoir présenté quelques mesures d’accompagnement concernant la retraite des pêcheurs – dans tous les sens du terme – et la parité hommes-femmes sur les bateaux, Madame le ministre, toute honte bue, a osé dresser un bilan satisfactoire d’une politique euro-macroniste qui a pourtant largement montré ses failles abyssales.

Mme Girardin n’a d’ailleurs trompé personne. Prise de bâillement sur son propre discours, elle a conclu sur un triste constat d’impuissance tout en affichant un mépris assumé à l’égard des travailleurs de la mer garants de notre souveraineté alimentaire et d’une pêche durable.

Avec Marine Le Pen présidente de la République française, il ne sera jamais question de laisser le moindre bateau de pêche à quai avant d’avoir employé tous les moyens en possession des pouvoirs publics pour défendre l’intégrité de la flotte de pêche française.

[ Communiqué de France Jamet ] Pêche en Occitanie : C’est un Métier Indispensable que L’on Assassine !

Pêche en Occitanie : c’est un métier indispensable que l’on assassine !

La baisse continue des jours de pêche autorisés en Méditerranée combinée à l’envolée dramatique des prix des carburants signent l’agonie de la flotte chalutière d’Occitanie et des 2 500 emplois qui en dépendent. Certains navires n’ont pas d’autres choix que de rester à quai jusqu’à 2022 parce que leur activité n’est plus rentable ; d’autres suivent le chemin de la casse.

En trois ans, le nombre de jours de pêche autorisés est passé de 220 à 183. Avec le plan West Med décidé par l’Union européenne, en 2022, il est prévu de le diminuer encore jusqu’à 160 jours, passant en dessous du seuil de rentabilité. Parallèlement, en quelques mois seulement, le prix du gasoil a doublé pour atteindre 0,75 € le litre. Ajoutons, à toutes ces difficultés, l’imposition des éoliennes offshore en Méditerranée qui remettent en cause les zones de pêche.

Il est donc impossible pour les marins pêcheurs d’embarquer dans des conditions dignes.

Parce qu’il y a urgence à agir, le Gouvernement français doit arrêter le suivisme aveugle des directives de l’Union européenne, qui a juré la mort de la pêche locale pour privilégier la grande pêche industrielle en multipliant des accords internationaux écologiquement peu regardants, notamment en Afrique. Il faut enfin user du levier fiscal pour compenser la hausse du prix de l’énergie par la baisse des taxes.

Seule Marine Le Pen aura le courage d’entreprendre ces réformes pour sauver la pêche française.

[ Communiqué de France Jamet ] Octroi des Licences de pêche Post-Brexit : Défendons nos Pêcheurs Français à tout prix !

Octroi des licences de pêche post-Brexit : défendons nos pêcheurs français à tout prix !

Cinq ans après le vote du Brexit, près d’un an après son entrée en vigueur, l’Accord de commerce et de coopération entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, en particulier sur la question cruciale de la pêche, n’est toujours pas opérationnel.

La France attend encore 244 autorisations pour ses pêcheurs nationaux, soit plus de la moitié des licences déjà octroyées par les autorités britanniques (200). La faute en revient à un accord mal conçu et mal négocié par Michel Barnier qui a sacrifié la pêche artisanale française depuis le départ.

L’Accord de commerce et de coopération (ACC) prévoit que les pêcheurs européens pourront continuer à se rendre dans les eaux britanniques grâce à une licence, obtenue sous condition de pouvoir prouver qu’ils pêchaient dans cette zone auparavant. Cependant, l’équipe de négociation de Michel Barnier n’a absolument pas prévu de spécifier quelles preuves pourraient servir de base à la justification des droits historiques de pêche.

Ainsi, les gros bateaux qui disposent de technologies de pointe, comme un système de géolocalisation par satellite, sont capables de fournir les informations nécessaires à l’obtention d’une licence, ce qui n’est pas le cas pour les navires de petite taille dont les patrons pêcheurs n’ont pas les moyens de consentir à des investissements aussi lourds.

Parce que l’Accord négocié est à l’avantage exclusif de la pêche industrielle, souvent étrangère, ce sont 200 petits bateaux français qui restent sur le carreau, la plupart pratiquant la pêche artisanale. Telle est la raison du silence étourdissant de l’Union européenne et des atermoiements d’Emmanuel Macron, qui ne veulent plus de ce modèle de pêche pourtant durable.

Rappelons que pour un emploi supprimé à la mer, ce sont cinq emplois à terre qui disparaissent. La pêche artisanale française est un acteur incontournable de la vie de nos littoraux que Marine Le Pen, une fois élue présidente de la République, se fera une priorité de défendre par tous les moyens.

[ Communiqué de France Jamet ] À Sète, un Technocrate Bruxellois nargue les Pêcheurs Français : honte à lui !

En villégiature estivale à Sète, le 2 septembre, le commissaire européen à l’Environnement, aux Océans et à la Pêche, Virginijus Sinkevicius, est venu « s’assurer que les pêcheurs puissent poursuivre leur activité, même avec moins de jours sur l’eau »…

Peut-on faire encore plus hors sol ? C’est à croire que Virginijus Sinkevicius a le goût de la provocation, alors que le plan européen “West Med” menace de bientôt réduire à 140 le nombre maximal de jours de sorties en mer autorisés pour les pêcheurs en Méditerranée, bien en dessous de leur seuil de rentabilité de 177 jours de sortie en mer par an.

La raréfaction du merlu prétextée par Bruxelles ne représente que 7% des prises des pêcheurs. Elle est la conséquence d’une pollution des eaux dont les pêcheurs ne sont pas responsables. Les pêcheurs continuent  d’être traités comme des délinquants, alors que l’existence de la filière n’a jamais été aussi menacée et qu’ils sont devenus une variable d’ajustement des technocrates de Bruxelles.

Nos pêcheurs, fiers de leur métier noble et ancestral, voudraient le faire perdurer afin de pouvoir contribuer à garantir la pérennité de la filière et celle de notre souveraineté alimentaire.

Depuis des décennies, Bruxelles par sa politique commune de la pêche s’est attaché à boucher toutes leurs perspectives d’évolution, alors même que nos pêcheurs respectent les normes environnementales les plus strictes au monde et qu’ils ne cessent de devoir s’adapter à de nouveaux règlements toujours plus exigeants.

Cette politique est d’autant plus injuste que l’Union européenne continue de signer des accords de libre-échange qui font la part belle à une surpêche industrielle dont les conditions ne correspondent nullement à nos normes sanitaires et environnementales.

Nous ne pouvons plus tolérer que la pêche française soit la proie du cynisme bruxellois. En 2022, avec Marine Le Pen, nous donnerons la priorité à la défense des intérêts de nos pêcheurs et de notre filière française.

[ Communiqué de France Jamet ] Soutien aux Utilisateurs de Binance

Binance, la plus grande plateforme de cryptoactif (transactions numériques) du monde, fait l’objet d’une plainte de la part de ses utilisateurs à la suite d’une défaillance de ses services.
En effet, le 19 mai, alors que le bitcoin perdait 20% de sa valeur, les infrastructures de réseau de Binance n’ont pas permis à des milliers d’utilisateurs d’avoir accès à leur compte et de disposer de leurs actifs. Binance, face à cette négligence, n’a proposé aucune indemnisation décente à des investisseurs qui ont perdu parfois des dizaines de milliers d’euros.
Au sein de la Commission des Affaires économiques du Parlement européen, le Rassemblement National se bat tous les jours pour que les grandes plateformes d’échanges financières soient rendues responsables de leurs manquements. Il faut légiférer afin qu’en cas de panne de réseau, ces plateformes soient tenues d’indemniser intégralement les pertes des investisseurs qui résulteraient d’une interruption indue de leurs services.
Le monde des crypto actifs ne doit pas devenir captif de quelques grandes plateformes d’échange qui pourront faire ce qu’elles veulent avec les consommateurs.
Loin des pratiques que se permet actuellement la haute finance, l’État stratège que propose Marine Le Pen sera garant des conditions d’investissements justes et équitables pour tous.

[ Communiqué de France Jamet ] Pour Sanofi, la Pandémie N’est Qu’une Aubaine pour Détruire des Emplois tout en Encaissant les aides de L’État

Pour le directeur de Sanofi France, la crise du Covid-19 a démontré qu’une « Europe de la santé » était à développer parce que « les réponses étatiques ne sont pas de bonne taille ».

Surprenante déclaration, puisqu’il s’avère que non seulement « l’Europe de la santé » n’existe pas (la crise a démontré que cette chimère ne pouvait se transformer qu’en usine à gaz), mais aussi que la réponse étatique était précisément l’échelle la plus opérationnelle pour l’ensemble des pays de l’Union.

Sanofi a échoué à offrir à la France son propre vaccin. Pourtant, l’Observatoire des multinationales souligne dans son rapport[1] que Sanofi, qui a été aidé par l’État pour résister à la crise, va supprimer un millier d’emplois en France, dont des postes de chercheurs… tout en prenant bien soin de maintenir ses dividendes, bien sûr. À croire que le progrès scientifique et la santé publique passent bien après les intérêts financiers des multinationales.

Le site de Montpellier, dont Olivier Bogillot vante à juste titre les mérites, va être durement frappé par ces restrictions : 55 emplois vont disparaître début 2022 ! En l’espace de 12 ans, ce site montpelliérain est passé de 1 400 postes à 850.

Cette annonce avait été faite il y a un an, juste après que Macron a débloqué 200 millions d’euros pour aider l’industrie pharmaceutique et les relocalisations. L’État stratège que Marine Le Pen mettra en place en 2022 conditionnera les aides publiques versées aux entreprises au maintien des emplois sur le territoire français.

 

[1] Observatoire des multinationales « Allo Bercy ? Pas d’aides publiques aux grandes entreprises sans conditions » mai 2021

France Virtuelle : mettre fin au Far West et Construire L’avenir.

En un seul Tweet, le magnat de l’industrie spatiale et automobile Elon Musk a réussi à provoquer une panique sur les marchés des cryptoactifs. Miné également par des annonces mal comprises du gouvernement chinois, le bitcoin a vu sa valeur chuter de plus de 40% en l’espace de quelques semaines.

Indéniablement, la question de la manipulation de marché se pose. Elon Musk, sous des prétextes environnementaux fallacieux, a provoqué la baisse d’un actif sur lequel il a eu de nombreuses positions, en cessant du jour au lendemain d’accepter le Bitcoin comme moyen de paiement. Cela lui a ainsi donné la possibilité de vendre ses actifs avant son annonce, dont il ne pouvait pas ignorer qu’elle ferait baisser le cours dudit Bitcoin.

Le marché des cryptoactifs ne fait l’objet d’aucune réelle régulation spécifique. Ce qui aurait valu à Elon Musk, sur un actif traditionnel, des poursuites pour délit d’initié ou manipulation de marché, restera ici sans suite.

Des monnaies virtuelles sans cours légal

Cet exemple oblige à revenir à des considérations de base : ce que l’on appelle par abus de langage des cryptomonnaies n’est pas des monnaies au sens économique du terme. Ce sont en réalité des actifs, au même titre qu’une action, une obligation ou un bien immobilier. Ces cryptomonnaies n’ont aucun cours légal, et elles ne constituent en aucun cas une créance vis-à-vis de l’institut émetteur. Vous ne pourrez ainsi jamais aller dans une banque avec vos bitcoins pour l’obliger à vous donner en échange des devises ayant cours légal, comme l’euro ou le dollar.

C’est une différence fondamentale que les épargnants doivent bien entendre. La cryptomonnaie ne constitue en aucun cas une protection contre une hypothétique spoliation des épargnants, elle n’est qu’un déplacement d’un type de risque vers un autre. Ce risque est celui que, demain, personne n’accepte vos bitcoins et ce, sans que vous n’ayez aucun des recours juridiques qui s’appliquent lorsque l’on utilise une monnaie traditionnelle ou monnaie dite « fiat ».

C’est pour cela qu’il est nécessaire de lever l’opacité autour de ces marchés, encore marginaux, mais qui, à terme, seront forcément amenés à gagner en popularité du fait du potentiel de changement profond de nos vies que portent les cryptoactifs et qui joueront un rôle essentiel dans l’économie de demain. La technologie de la blockchain, qui n’en est encore qu’à ses balbutiements, laisse déjà entrevoir des possibilités considérables dans la logistique, le contrôle de qualité ainsi que dans bien d’autres domaines.

Une technologie prometteuse pour les petits porteurs

Nous allons vers ce que l’on appelle déjà la « tokenisation de l’économie », c’est-à-dire, par l’utilisation de « jetons » virtuels, la possibilité de réaliser des opérations économiques ou de contrôle, voire d’investir dans divers types d’actifs. Le secteur qui est le plus avancé dans la tokenisation de l’économie est actuellement l’immobilier. Le principe est simple : un bien immobilier est répliqué virtuellement et découpé en jetons auxquels on donne une valeur, définissant ainsi le nombre de parts de l’actif que l’on peut posséder.

En général, les mises de départ sont très basses, parfois inférieures à 10 euros. Elles sont mises à la vente et achetées par les investisseurs. Puis, à proportion de leurs parts, ils se voient conférer les droits et les revenus associés à leur propriété.

Le principe est simple et n’a en réalité, dans le fond, rien de nouveau, il reprend le principe de la copropriété, ou même de la société par actions. Il permet cependant de démocratiser l’investissement immobilier qui demande, aujourd’hui, de grosses mises de fonds pour pouvoir espérer y entrer, ou bien de s’endetter sur plusieurs décennies. Aux États-Unis, la société RealT propose déjà ce type de services et permet d’investir dans des biens immobiliers.

Néanmoins, si ces innovations ont un fort potentiel de simplification de la vie quotidienne de ceux qui veulent investir – particulièrement dans les couches les plus modestes de la société pour qui des investissements deviendraient accessibles – il faut se garder d’un contresens très en vogue dans certains milieux crypto-enthousiastes.

Le rôle des professions juridiques face au défi de la numérisation de la finance

La tokenisation de l’économie ne doit pas aboutir au recul des professions juridiques indispensables à la vérification de la conformité des titres financiers ou immobiliers qui sont soumis à ce régime de tokenisation. Ceux qui fantasmeraient ainsi sur la disparition des notaires – et des frais qui leurs sont associés – oublient que les actes rédigés par un notaire font foi devant la justice, tandis que la blockchain ne pourra jamais se prévaloir de cette qualité juridique. Car, en cas de litige, ce n’est pas dans le registre blockchain que les conflits se règlent, mais bien devant un tribunal. Ils oublient aussi que les frais de notaires ne sont pas une charge indue qui irait engraisser les notaires. Lors des achats les plus courants, c’est-à-dire dans l’immobilier ancien, 77% des frais de notaires vont dans les caisses de l’État et constituent, entres autres, des frais d’enregistrement des titres de propriété.

L’État doit s’assurer d’accompagner les professions juridiques dans les défis de la numérisation de la finance et de l’économie, et permettre à l’ensemble des Français, dans la mesure de leurs moyens, d’accéder à ces nouvelles pratiques économiques qui vont indéniablement changer leur vie et vont demander une grande adaptation du droit français afin d’éviter les escroqueries et les manipulations de marché. Il y a pour cela deux solutions.

La première consisterait à créer un fonds souverain de la finance numérique dont l’objectif serait la levée de capitaux pour l’investissement stratégique dans les entreprises françaises en pointe dans la recherche fondamentale et appliquée en matière de blockchain et de cryptoactifs.

La seconde serait d’étudier, en partenariat avec les professions de l’immobilier (notaires, agents, etc.), dans quelle mesure la numérisation peut réduire les coûts de transaction et les frais de notaires, tout en favorisant l’accès des Français à l’investissement de façon sécurisée et transparente.

Cette évolution des pratiques d’investissement est fatalement amenée à se répandre. Nous ne devons pas faire l’erreur de rester sur le bord du chemin. Il faut saisir cette opportunité pour ordonner le chaos qui règne dans le monde des cryptoactifs, menace les investisseurs et favorise ceux qui ont les moyens et les appuis pour contourner toutes les règles d’une finance saine.

[ Communiqué de France Jamet ] Accords du Brexit : le Gouvernement Français doit Défendre L’intérêt des Pêcheurs Français.

Alors que les représentants de la France doivent s’entretenir le 10 mai avec la Commission européenne concernant l’accord post-Brexit sur la pêche, la situation s’envenime au large de Jersey.

Entre 40 et 80 bateaux de pêche français étaient réunis hier devant Saint-Hélier, la capitale de l’île anglo-normande, certains bloquant le port, pour protester contre les conditions de pêche imposées en dernière minute aux marins français après le Brexit. Londres a envoyé deux bâtiments de surface de la Royal Navy sur zone, et Paris deux navires de la gendarmerie maritime…

Il existerait des conditions « non prévues » par l’accord post-Brexit pour délivrer des autorisations de pêche à nos pêcheurs français, preuve que les négociations menées notamment par l’européiste Michel Barnier pendant des années sont loin d’avoir été à la hauteur.

Alors que le gouvernement Macron/Castex bombe le torse dans sa communication de crise, nos pêcheurs sont dans une incertitude totale quant à leur avenir et l’ensemble de la filière est désormais plus que fragilisée.

C’est ainsi que, sur 344 demandes, seuls 41 navires de pêche français sont autorisés à pêcher au large de Jersey depuis le 1er mai.

Il est du devoir du Gouvernement français de veiller à ce que les clauses du Brexit soient appliquées telles qu’elles ont été signées pour défendre les intérêts des pêcheurs français. Ces vaines parades doivent faire place à une action concrète !