[ Communiqué de France Jamet ]

Baisse d’activité de Saipol : le gouvernail ultra-libéral de Bruxelles plonge le port de Sète dans l’incertitude

L’entreprise Saipol, producteur de biodiesel de colza, est contrainte de réduire ses activités suite à la décision de l’Union européenne de favoriser l’importation de biodiesel de soja argentin. Une nouvelle fois, Bruxelles préfère sacrifier les intérêts des acteurs économiques des Etats membres sur l’autel de l’ultra-libéralisme.

En effet, Saipol représente 25% de l’activité portuaire de Sète-Frontignan et près de 120 emplois direct et indirects. Moteur du pôle agro-industriel du port de Sète, l’entreprise française avait investi 28.5 millions d’euros en 2015 dans deux nouvelles installations afin d’accroître sa production de biodiesel, permettant ainsi au port héraultais d’engranger de nouvelles parts de marché. Or, la concurrence déloyale du biodiesel argentin pourrait entrainer un coup d’arrêt de la croissance du trafic portuaire et affaiblir la portée des investissements consentis par la Région à l’égard du port sétois.

Le Front National s’inscrit à rebours de cette politique commerciale européiste nocive pour notre industrie. Il préconise l’instauration d’un protectionnisme intelligent consistant notamment à mettre en place des droits de douane dissuasifs pour sauvegarder certaines de nos filières stratégiques ou fragilisées, tel qu’ont pu le faire les Etats-Unis à l’égard du biodiesel argentin.

Nous en appelons également à la vigilance des acteurs régionaux face aux traités de libre-échange qui vont déverser sur notre marché des produits conçus sans cadres sanitaires et environnementaux et multiplier les situations similaires à celle qui se passe actuellement au port de Sète.

France JAMET
Député française au Parlement européen au sein du groupe Europe des Nations et des Libertés
1ère Vice-Présidente du  Groupe FN – Région Occitanie

DÉBAT SUR LES CONDITIONS DU BREXIT

À cette occasion, nous souhaitons que les négociations se déroulent dans la sérénité et le respect de la souveraineté de nos voisins britanniques, qui ont fait le choix de sortir de cette Europe de Bruxelles.

Après les accords politiques viendront les accords commerciaux. Nous devrons donc nous assurer que notre 3ème partenaire en termes d’export restera un associé privilégié, qui maintiendra une totale transparence et respectera nos normes ainsi que nos règles.
Nous devrons nous assurer qu’aucune concurrence déloyale ne sera mise en place, pour ainsi protéger notre industrie, notre production, nos agriculteurs mais aussi nos pêcheurs.

Défendons notre souveraineté et préservons nos intérêts !